mardi 15 mai 2018

La Voie de la connaissance et la Voie de l'amour.



Question :
Je trouve que dans la Voie de la non-dualité, on ne parle pas assez de l'amour.
Ne trouvez-vous pas?

Réponse :
Dans la Voie de la non-dualité, on ne parle que de l'amour en fait.
Mais il ne s'agit pas d'un amour purement émotionnel, ayant pour fonction de combler nos manques et nos blessures.
La Voie de la non-dualité, est la Voie directe. Elle peut être parfois douce, parfois abrupte.
Elle "s'attaque" en fait directement au bastion de l'ignorance, qui est essentiellement notre croyance d'être un moi personnel et séparé.
Cette croyance, cette illusion, est précisément ce qui bloque, ce qui empêche l'amour véritable.
Elle fait de nous des mendiants, toujours prêts à se précipiter là où il nous semble découvrir quelques signes d'amour, parfois même bien illusoires.
Lorsque cette croyance en une entité personnelle, commence à se dissoudre dans la chaleur d'un accueil bienveillant, et la clarté de l'investigation, un espace se crée.
Cet espace est accueil inconditionnel, pour tout ce qui apparaît en lui.
Il n'est pas personnel, ne connaît aucun sentiment de séparation.
C'est dans la claire compréhension de l'illusion, et la réalisation de notre nature profonde, appelez- la ainsi, ou encore le Soi, ou la Présence, ou Conscience, ou la Vie, que l'amour  peut se révéler et s'actualiser, dans notre vie.
Avant cela, ce n'est bien souvent qu'un mirage, ou un rêve.
Cette recherche, cette découverte essentielle, peut parfois sembler douce et facile, d'autres fois, plus austère et abrupte, mais ce n'est là que le reflet de nos peurs.
Son cadre formel, est, lui, plutôt ouvert, accueillant, et chaleureux.

Ainsi, l'approche non-duelle, la Voie de la connaissance, permet que se découvre et s'épanouisse l'amour véritable.
De même, l'approche dévotionnelle, la Voie de l'amour, nous conduit doucement vers la compréhension véritable.
Finalement, ces deux Voies, sont comme les deux ailes d'un même oiseau.

mercredi 9 mai 2018

Douceur de la Présence, douceur du printemps.



Assis sur la terrasse, cela commença par la brise printanière, si douce, si légère, nous caressant le visage.
Un bien-être apparut, le corps se relâchait, s'ouvrait.
Le cœur aussi, mais comment l'expliquer, se détendait, se dilatait.
On ouvrit les yeux, et il y avait la douceur du vert tendre des nouvelles feuilles, les fleurs qui se gorgeaient de soleil, et partout cette douce lumière du printemps.
Abandonné à cette douceur, surgissait la Présence.
Elle se déployait, enveloppant toutes choses.
En elle, nous étions détendu, paisible et confiant.
En elle, étaient la brise, la lumière, les arbres et les fleurs.
En elle, étaient le chant des oiseaux, les collines et les nuages au loin.
Il n'y avait rien à faire pour s'abandonner à cette Présence.
Juste la laisser être, juste ressentir sa douceur, son parfum,
celui du printemps.

dimanche 29 avril 2018

Retraite d'été du 22 au 26 aout 2018.

LA VOIE DE LA NON-DUALITE
Retraite d'été en Provence dans le Luberon
Du 22 au 26 aout 2018
Avec le moine Gojo.
Comme chaque année la retraite d'été sera l'occasion pour tous les amoureux de la non-dualité, de se réunir dans une ambiance paisible et chaleureuse. Laissez-vous tenter....
Les dates:
La retraite débutera le mercredi 22 aout à 16h30 et se terminera le dimanche 26 aout vers 17h30.
Le lieu:
En pleine nature en Provence dans le Luberon, au dessus de la petite ville d'Apt.
(Apt est à l'est d'Avignon et au nord d'Aix en Provence)
Le programme:
Méditation, dialogues, approche corporelle
La retraite inclut:
Le stage, les repas.
Pas d'hébergement sur place mais de nombreuses possibilités existent tout autour. Nous pouvons vous en indiquer quelques unes.
Attention:
Le nombre de places est limité, inscrivez vous dès que possible et pensez à réserver votre hébergement.
Renseignements, inscriptions, écrire:

lundi 23 avril 2018

Face aux obstacles sur la Voie.

Cher(e)s ami(e)s.
La retraite de printemps s'approche à grands pas, et ce devrait être une joie de partager ces moments, avec tous ceux et celles qui y viendront, dans la clarté de la Présence.
Clarté disons-nous, mais il est toujours amusant, et aussi un peu attristant, de constater combien souvent nous en manquons.
Avant chaque stage, chaque retraite, c'est un peu la même chose.
Tout d'abord, un rappel.
Une retraite se prévoit longtemps à l'avance. Elle a un début et une fin.
Il est important d'y être dès le début, et de n'en repartir  qu'à la fin.
A chacun de s'organiser pour cela.
Il y a aussi ceux qui sont inscrits depuis longtemps, et puis soudainement, se présente un problème.
En voici une liste, non exhaustive.
Problèmes financiers, problèmes professionnels, problèmes familiaux, problèmes de santé, problèmes de transport, problèmes personnels.... Bien sûr.
Et comme par hasard, précisément maintenant....
Et puis, il y a les postulants de dernière minute, ceux qui veulent savoir, combien on sera, qu'est-ce qu'on mangera, la température qu'il fera.....?
Bien souvent, on dirait que la Vérité ou la Voie cherche à tester notre envie véritable, notre motivation....
Alors il semble urgent de suggérer quelques points importants.
Quelque soit votre envie, écoutez profondément votre cœur.
Réalisez ce qu'est votre désir essentiel, votre aspiration véritable.
Ensuite, dites OUI !  
Ne vous laissez pas perturber ou influencer.
Que rien ne puisse vous entraver.
Ne soyez même pas raisonnable.
Alors souvent, comme magiquement, les choses s'arrangeront, et vous vous sentirez mystérieusement protégé.

dimanche 15 avril 2018

Nature et méditation.

Nous avons passé quelques temps sous les tropiques, au bord de l'océan.
Le matin, la mer était bleue-vert à nos pieds. A l'horizon, elle se confondait avec le ciel.
Quelques nuages trainaient, paisibles, au loin.
Les grands cocotiers, se balançaient doucement dans la brise.
On entendait le chant plaintif des tourterelles.
Tout cela était un ravissement.
Plus tard, nous sommes rentrés, et séjournions à la campagne.
C'était le printemps, les arbres venaient juste de faire éclore leurs nouvelles feuilles, vert tendre.
La prairie était couverte d'un tapis de fleurs jaunes et blanches.
L'air était encore frais mais doux.
On entendait de nombreux oiseaux et le coucou au loin.
Tout cela aussi était un ravissement.
Le spectacle de la nature, quand elle n'est pas abimée par l'homme, pointe vers la beauté.
Comme il est agréable de la contempler, le corps, le cœur et l'esprit ouverts, laissant entrer toute cette beauté en nous.
Là est l'essence de la méditation.

jeudi 22 mars 2018

Dieu, la méditation et moi.



Question :
J'ai lu une définition de la méditation qui disait:
"La méditation, c'est faire le vide en soi, pour être préparé à la venue de Dieu."
Qu'en pensez-vous ?

Réponse :
Ecouté dans une certaine perspective, cela sonne plutôt bien, n'est-ce-pas?
Mais un peu plus profondément, qu'est-ce que cela veut dire?
Qui va faire le vide?
"Moi", bien sûr.
Et qui est donc ce "moi" ayant la capacité de le faire?
Sans doute, l'auteur veut-il pointer le fait, d'être vide de pensée, de jugement....
Motivé par mon désir de Dieu, "je" vais m'y efforcer très fort.
Autrement dit, "moi", "je", qui fais ce vide, est à la manoeuvre. Il est l'agissant, et se nourrit ainsi de son activité.
Voici donc un vide, temporairement peut-être, sans pensée frivole, mais à coup sûr, rempli de "moi", de "je". 
Drôle de vide n'est-ce pas?
Et ce Dieu à qui "je" suis sensé faire de la place, qu'est-il donc?
Un petit bonhomme vert? Un état particulier? Une énergie?
Voyez que cette définition de la méditation a du mal à résister longtemps à une investigation un peu pointue.
L'intention était pourtant louable.

Qu'est-ce que faire le vide au juste? 
C'est voir profondément qu'en fait, il n'est que le vide.
Il n'y a absolument rien à faire, ni personne pour le faire.
Lorsque se découvre l'inexistence fondamentale d'un "je", ou d'un "moi", pouvant ou devant faire, ou ne pas faire, ceci ou cela, là, est le vide véritable; et ce vide, cette absence de "moi", d'entité séparée, est accueil pour tout ce qui souhaite s'inviter en lui.
En lui, sans pouvoir se nourrir d'aucune prétention à être quelqu'un de spécial, pensées, objets, ne se maintiendront pas longtemps.
C'est dans cette clarté, libre de toute intention, de toute entité, que ce vide, cette absence, se révèlera comme Présence. Cela.
Au fond, n'est-ce pas ce que tout le monde cherche, mais hélas, maladroitement et au mauvais endroit?

mardi 13 mars 2018

La farce cosmique.




Aujourd'hui, le marché du développement personnel, du bien-être, de la spiritualité est immense.
Les stages foisonnent, les enseignements sont légion, peu ou prou, tous nous promettent qu'à travers leurs approches, leurs méthodes, leurs techniques, les choses s'arrangeront, ou s'allègeront pour nous.
Nos désirs, profonds ou non, pourront être satisfaits, bref, la voie vers le mieux-être et le bonheur s'ouvrira.
Tous ou presque, nous suggèrent que pour y arriver, "je", dois faire ou ne pas faire quelque chose, et qu'alors, "je", "moi", réaliserai que "je" peux y parvenir, ou que j'y suis déjà.
Dans toutes ces propositions, diverses et variées, le point commun, le pivot central, est le "je", ou le "moi".
Moi qui peut faire ou ne pas faire, moi qui peut  comprendre, moi qui ai le choix.
Jamais, ce fameux moi n'est remis en cause, tout au plus prétend-on à le transformer ou à l'améliorer.
Jamais il n'est clairement vu, que le seul vrai problème, c'est précisément ce "je", ou ce "moi".
cette pseudo identité à laquelle on s'identifie.
La réponse ultime est pourtant si simple :
"Voyez qu'il n'y a pas de moi, et tous ces problèmes seront résolus".
Plus rien ne devra encore être changé, transformé, ou amélioré.
Ce qui ne signifie pas que changements, transformations ou améliorations ne se produiront pas.
Trop simple cette solution, me direz-vous?
Impossible d'y croire?
Ou alors, comme l'on suggéré certains amis :
"Pas assez rentable".

Comme vous voulez......
Alors vite, inscrivez-vous au prochain stage de méditation, de pleine Conscience, de développement de ceci, d'amélioration de cela, de transformation du passé, du présent ou de l'avenir.....
Tel est le jeu divin, la farce cosmique.

mardi 6 mars 2018

A quoi sert-il de réaliser le Soi ?

Question :
Vous dîtes que le Soi ou la Conscience, est comme l'arrière-plan au sein duquel se déploient les choses, mais qu'il est libre de ces choses.
Ce que nous voulons, c'est être heureux dans cette vie.
A quoi sert-il de réaliser le Soi ou la Conscience, s'il n'a rien à voir avec les aléas de notre vie?
Réponse :
Réaliser le Soi, la Présence-Consciente, ou notre véritable nature, a plusieurs effets très clairement constatables dans notre vie.
Tout d'abord, lorsque nous réalisons qu'il est comme l'arrière-plan au sein duquel se déploient les choses de la vie, nous comprenons que ce que nous sommes réellement, est libre de ces choses, de leur apparition, mais aussi de leur disparition, y compris le corps, les pensées, les objets.....
Cela nous libère de la peur de la mort, de la peur tout court, en fait.
Ensuite, découvrir la réalité du Soi ou de la Conscience, libère dans notre vie ses parfums, qui sont la paix, la joie, le sentiment de non-séparation....
Et puis, bien que la Conscience soit totalement libre des objets apparaissant en elle, sa reconnaissance les influence notablement.
Ainsi, les aléas de notre vie, lorsqu'ils sont sciemment accueillis dans cet espace de paix, d'amour et de joie, ont-ils tendance à s'y déployer beaucoup plus harmonieusement, et à s'y libérer beaucoup plus facilement.
Enfin, lorsque notre compréhension s'approfondit encore, nous réalisons que les vicissitudes de notre vie, et les évènements qui l'animent, ne sont rien d'autre que l'activité du Soi lui-même, la dynamique de la Conscience.
Toute idée, tout sentiment de séparation, s'évanouissent alors.

mercredi 14 février 2018

Voir ce qui est.

Là, maintenant, tout de suite, qui es-tu?
Quoique tu désignes, cela est perçu, n'est-ce pas?
C'est donc quelque chose, et profondément, tu es ce qui le perçoit.
Alors que se passe-t-il si tu laisses tomber toutes ces choses?
Ne t'inquiète pas.
Il ne se passera rien de grave.
D'une certaine manière, découvrir ce que tu es, n'est rien de spécial.
C'est un non-évènement.
De toute façon, il en a toujours été ainsi.
Aussi bien pour le sage que pour l'ignorant, les choses surgissent.
Ainsi en va-t-il du monde, du corps, des pensées....
Il n'y a au fond qu'une seule différence.
Pour l'ignorant, les choses semblent surgir à un "moi", entité personnelle, percevante et agissante.
Le sage, lui, voit clairement que ce "moi" n'existe pas et que toutes choses apparaissent, se déploient, disparaissent, au sein de la Conscience, Ce qu'il est.

mercredi 7 février 2018

L'importance de l'abandon.




Il est frappant de voir parfois, sinon souvent, ces méditants ou pratiquants de longue date, être complètement déstabilisés, voire perdus, lorsque la vie leur semble tout à coup défavorable, ou qu'ils traversent des évènements difficiles ou incompréhensibles.
Comment peut-il en être ainsi?
A quoi ont donc servi ces années de méditation ou de pratiques diverses?
L'abandon semble être le point clef.
Certes, comprendre ce que nous ne sommes pas (un moi séparé), est une belle chose.
Certes, avoir des aperçus de notre nature véritable est excellent.
Mais quel est le sens de tout cela, si nous restons par ailleurs crispés sur nos certitudes, campés sur nos positions, attachés à nos croyances?
Etablis dans la Présence-Consciente, il est important de lâcher prise totalement, de s'en remettre naturellement à Cela, quelque soit le nom que nous lui donnons ( Dieu, Bouddha, Shiva, la Shakti, la Conscience, le Soi......)
Peut importe la façon selon laquelle cet abandon se manifeste.
Tout simplement, nous nous en remettons à Cela, confiant que de cet abandon viendra le meilleur, même si parfois, les circonstances peuvent au début sembler paradoxales.
De toutes les traditions, tous les sages sont là pour sans cesse nous le répéter:
"Comprenez que vous n'êtes pas une petite entité séparée, réalisez votre Divinité, votre nature infinie et intemporelle, abandonnez-vous à Cela, vous ne le regretterez pas".